CHILI LE RETOUR…

Et oui encore une traversée de frontière pour le Chili afin de faire le tour de ce lac incroyable, à cheval sur le Chili et l’Argentine : le Général Carrera (qui côté argentin se nomme Buenos Aires). Les berges de ce lac sont venteuses et nous feront bien tanguer durant les quelques nuits que nous y passerons mais les couleurs changeantes de ses eaux et les forêts alentours nous ont charmé. Les vagues étant parfois démentes, il est difficile de croire que cette étendue est un lac et non pas une mer… Petite halte à Puerto Rio tranquillo pour rejoindre en bateau les capillas de Marmol (les grottes de marbres) : ces formations géologiques accidentées de la chapelle de marbre méritent le détour. Ne vous y trompez pas, l’intérieur n’est pas bleu, c’est juste le reflet du lac sur ses cavités qui les font apparaître de cette teinte.

Et c’est quelques centaines de kms plus loin que les éléments ont joué avec nos nerfs. Au petit matin, cris des enfants dans Bernard, Il Neiiiiiiiigeuuuuu ! On se dit qu’il n’y a que quelques flocons et on commence  à ranger les affaires pour rouler sans trop tarder. Et il faut bien nous rendre à l’évidence, plus on avance, plus il a neigé en amont et  il neige encore… l’excitation des enfants monte crescendo, quant à nous on le sent moyen de se retrouver bloqués et on se voit bien mettre les chaînes. C’est quand Nils entonnera “Jingle Bells” que nous tenterons de tempérer leur excitation en leur expliquant que la poudre blanche c’est pas tout le temps synonyme de fête, ce à quoi Bétina réprondra laconiquement “Vous les parents, vous êtes super forts pour refroidir les enthousiasmes heureux…” gloups. Finalement nous n’irons pas au-dessus de 5cm de neige sur la route et comme nous redescendons doucement, la neige disparaît petit à petit au grand désespoir des lutins.

Le prochain arrêt sera Cohaique, qui sera un point de chute parfait pour remplir le frigo, faire les lessives, et ENFIN trouver de l’internet afin de mettre à jour le site. Je sais que les lecteurs s’impatientent parfois mais il est vrai que nous trouvons moins facilement des accès internet et que nos bivouacs préférés se trouvent plus au milieu de nulle part pour notre plus grand plaisir donc pas de wi-fi.  Nous prenons quelques renseignements sur la carretera australe à l’office de tourisme et c’est reparti pour un tour !

Le parque Queulat sera pratiquement invisible, les nuages masquant tout. C’est là que nous ferons la connaissance de Léa et Maxime, deux backpackers français. Le plus “drôle” est que nous les avons croisé une fois déjà sur la route, mais sachant que nous allions bientôt nous arrêter pour bivouaquer, nous ne les avions pas pris, et nous ne savions même pas qu’ils étaient français… Bref, cette fois on les charge dans Bernard et nous les emmenons avec nous à Puyuhuapi, petite bourgade sympathique (avec sa micro station-service : Yann et Géraldine, une photo afin que vous constatiez si des changements ont eu lieu depuis quelques mois/années). C’est là que nous retrouvons la famille tchèque rencontrée à Tolhuin (Lukas et Klara avec leurs trois enfants Timon, Rebecca et Florentina). On se donne rendez-vous pour le lendemain à  La Junta : eux roulent de nuit car avec trois enfants dans un petit van sans chauffage, les nuits sont insupportables… j’admire Klara de supporter ces conditions de voyage depuis plusieurs mois, perso ça serait niet, chacun son niveau d’aventure ! De nouveau Léa et Maxime feront partie de l’équipage, ils seront héroïques et suspporteront l’enthousiasme bruyant de nos enfants d’avoir des français pour pouvoir placoter jusqu’à plus soif. Nos chemins se séparent à la Junta, eux partent à Raul Marin. Merlin quant à lui, montrera sa surprise en voyant un panneau indiquant que la traversée du pont est interdite aux vaches “quoi ? Mais elles comprennent le panneau les vaches ?” Euh non mon chéri juste le vacher…

 

 

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Une réponse à CHILI LE RETOUR…

  1. Papy Daniel - Mamy Annie dit :

    Les grottes sont sublimes – même si elles ne sont pas bleues, moi, je les vois bleues.
    Faut pas nous enlever du rêve, le reflet est magnifique. De vraies vagues, ça me plait.

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